Le jour où tout a commencé!

Pour être tout à fait honnête, il n’y a pas eu un jour mais plusieurs journées déterminantes.

Il y a d’abord eu le jour où je suis allée pour la première fois dormir chez ma marraine.

Une maison super agréable, où tout est à sa place, où les sols sont propres, les lits refaits et le petit-déjeuner préparé quand on se lève.

Puis il y a eu ces quelques heures de baby-sitting chez mon parrain, dans sa jolie maison.

Une maison où l’agencement des pièces est bien pensé, où le plan de travail de la cuisine est toujours dégagé et où il est très simple de mettre la main sur un paquet de lingettes, sur des langes propres et sur les quelques jeux proposés aux enfants.

Il parait qu’on a toujours quelque chose de son parrain et de sa marraine.

Moi j’ai leur sens de l’ordre et leur amour pour la maison.

Et pourtant, tout aurait pu se passer autrement.

Car il y a aussi eu ce jour, pendant l’adolescence, où je n’ai pas osé inviter une nouvelle amie à la maison tant celle-ci était remplie de désordre et de saletés, le jardin pas entretenu et la table du salon surchargée de papiers.

Et puis ce jour où j’ai fait semblant que je n’étais pas là quand ma belle-soeur a frappé à la porte pour passer dire bonjour et que j’ai refusé de lui montrer mon rock’and roll de bazar.

Quelle chance j’ai eu de pouvoir voir, vivre, loger en plein coeur de ces contrastes !

Depuis ma naissance, j’observais ces différents modes de vie.

Famille ouvrière sans moyen du côté de mon papa. Famille d’universitaires aisée du côté de ma maman. L’essentiel d’un côté, le prestige de l’autre.

Quelle expérience de vie enrichissante pour choisir sa voie en grandissant.

Tout était possible, de la grande maison carrée et maniaquement propre à la petite maison vivante remplie de souvenirs. Ou encore un mélange savamment dosé des deux opposés.

J’ai choisi ma voie le 21 avril 2011. À l’arrivée de mon petit Aurélien. Troisième fois maman en l’espace de deux ans, j’étais au bord de l’explosion et il me fallait au plus vite choisir une nouvelle direction. Jamais je n’aurais cru que cette décision allait me mener si loin.

Ce qui m’a poussé à prendre une décision ce jour-là, c’est l’épuisement accumulé au cours des deux années précédentes et une discussion, que je n’oublierai jamais, avec ma Bonne-Maman 9 mois plus tôt.

Retour aux articles